En cette belle journée de mi-septembre, une animation inattendue règne au raz de la maigre verdure qui couvre cette pente ; de petites abeilles y mènent une danse échevelée.
Une observation plus attentive me fait remarquer une multitude d’orifices parmi les herbes. Les insectes y entrent et en sortent avec rapidité. Visiblement, chaque abeille est propriétaire d’une cavité. Pas d’hésitation, ce sont des abeilles solitaires, comme l’Osmie rousse dont je vous ai déjà entretenu dans un blog précédent. Combien sont-elles dans cette « bourgade » (c’est ainsi que les entomologistes appellent ces concentrations) ? Je l’estime à une bonne centaine.

La particularité de cette abeille est de construire son nid alors que l’automne s’annonce, que les fleurs se font plus rares et que les jours raccourcissent. Un ami très bien documenté m’en donne le nom : « LA COLLÈTE DU LIERRE ». Du Lierre ? Et pourquoi donc ? Réponse : le Lierre a la particularité de fleurir au début de l’automne et cela convient très bien à la Collète. Ensemble, ils forment une association parfaitement synchronisée.

Les 6 semaines de sa courte vie seront consacrées au creusement du tunnel, à la ponte et à l’approvisionnement des réserves alimentaires pour ses larves.
C’est ici que très opportunément intervient le Lierre. En effet, celui-ci a la particularité de fleurir en septembre, de passer l’hiver à développer des fruits qui ne mûriront qu’au printemps. Drôle d’idée de fleurir en automne, développer ses fruits à la saison froide et ne fructifier qu’au printemps ! Un peu de géologie est nécessaire pour comprendre. A l’ère tertiaire (qui prend place de 65 à 2,6 millions d’années avant notre ère) notre continent a dérivé vers le Nord. Un lent refroidissement climatique s’est opéré à partir du Paléocène (au début des 65 millions d’années). Les températures initialement tropicales aboutirent à un climat de plus en plus modéré. La fin de l’ère tertiaire se marque par la première glaciation qui ouvre la porte au début du Quaternaire. Les ancêtres de notre Lierre vivaient dans une sorte de forêt tropicale. Le climat était plutôt chaud et sec. Au fil des millénaires de refroidissement notre Lierre n’a pas changé ses habitudes. Beaucoup de plantes tropicales ont disparu, mais lui a fait de la résistance et s’est obstiné à garder son timing. Il a réussi l’incroyable exploit de traverser les millénaires tout en gardant son mode de vie apparemment aberrant.
C’est ici que très opportunément intervient le Lierre. En effet, celui-ci a la particularité de fleurir en septembre, de passer l’hiver à développer des fruits qui ne mûriront qu’au printemps. Drôle d’idée de fleurir en automne, développer ses fruits à la saison froide et ne fructifier qu’au printemps ! Un peu de géologie est nécessaire pour comprendre. A l’ère tertiaire (qui prend place de 65 à 2,6 millions d’années avant notre ère) notre continent a dérivé vers le Nord. Un lent refroidissement climatique s’est opéré à partir du Paléocène (au début des 65 millions d’années). Les températures initialement tropicales aboutirent à un climat de plus en plus modéré. La fin de l’ère tertiaire se marque par la première glaciation qui ouvre la porte au début du Quaternaire. Les ancêtres de notre Lierre vivaient dans une sorte de forêt tropicale. Le climat était plutôt chaud et sec. Au fil des millénaires de refroidissement notre Lierre n’a pas changé ses habitudes. Beaucoup de plantes tropicales ont disparu, mais lui a fait de la résistance et s’est obstiné à garder son timing. Il a réussi l’incroyable exploit de traverser les millénaires tout en gardant son mode de vie apparemment aberrant.
La Collète saisira l’opportunité et butinera le nectar et le pollen sur quelques fleurs tardives dont principalement celles du Lierre. Une association d’automne.
Ou, si l’on veut, un mariage d’arrière saison!
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