Affichage des articles dont le libellé est Qui vole au jardin ?. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Qui vole au jardin ?. Afficher tous les articles

samedi 6 juin 2026

Punaises qu’elles sont belles !

Elles ont souvent une mauvaise réputation mais finalement nous les connaissons assez mal.

Aupotager, nous n’en n’avons pas beaucoup. Mais qui peut les reconnaître ? Personnellement je ne connaissais que le gendarme et je ne m’étais jamais intéressée plus que ça à ces insectes. Mais voilà, au potager nous avons eu Sylvian et son œil qui traînait partout m’a entraîner a les observer. 

Un jour ou je l’avais rencontré au jardin et il m’a dit :
 « tu as vu les punaises arlequins sur le cerfeuil musqué chez Hélène ? »
Moi : « euh, non »

Je me suis dit que j’avais un problème ou plutôt un manque. Je viens de m’apercevoir que le monde des punaises m’est inconnu alors comment discuter punaises avec Sylvian ?

J’ai donc décidé d’ouvrir les yeux. J’ai parcouru les potagers sur plusieurs semaines à la recherche de nos hôtes. Et j’ai fait des rencontres.





Nous avons une belle colonie de gendarmes installés autour des bacs de compost. Il est facile de les voir se dorer la pilule au soleil sur le bord du bac. Ils sont inoffensifs pour nos cultures et participent activement au travail de compostage.




J’ai trouvé les deux punaises arlequins aussi nommées graphosome rayé. 


Très jolies punaises en pyjama rouge rayé noir. Elles se promènent sur le cerfeuil musqué, délicieuse plante aromatique dont elles sucent un peu la sève.
Son impact sur nos plantes est infime car elles ne sont pas nombreuses. Leur livré indique sa toxicité à d’éventuels prédateurs qui passent donc leur chemin.

Certains oiseaux comme les merles, en mangeraient quelques unes en les avalant d’un coup pour éviter les jets âcres de défense.








Quelques jours plus tard alors que je regardais si les framboises étaient mûres, j’ai découvert celle-ci. Il s’agit de la punaises des baies où pentatome des baies qui comme son nom l’indique se trouve dans les baies.

Jeune punaise verte



J’ai ensuite trouvé une punaise verte. La punaise verte est inoffensive. Elle émet une odeur nauséabonde si elle se sent menacée  et leur bébé punaise sont trop mignonnes.




Grycoporis sexguttatus
Et puis cette belle avec son petit cœur jaune.
En voici encore un nom impossible pour une jolie punaise que l’on voit tous les ans sur les iris jaunes à côté de la mare. 


jeudi 6 mai 2021

La cétoine dorée

 

photo P.H

Cette découverte nous vient d'Anne (parcelle 3). Elle en a même découvert 2 ce jour là. Belle découverte d'ailleurs, encore un insecte utile pour nos jardins.

Insecte de 15 à 20 mm de long, aux couleurs variables. Sa couleur est variable, souvent vert métallisé. 

Elle est assez commune dans toute l'Europe et même en altitude.

Les larves se développent dans des souches de bois mort, dans le creux de vieux arbres, dans les composts.

Son développement  comporte 3 stades larvaire et dure 1 à 2 ans. Avant la nymphose, la larve exsude par l'anus une substance spongieuse qu'elle répand à l'aide de ses mandibules et de ses maxilles sur les morceaux de terre et de bois qui se trouvent à proximité. En se tortillant et en effectuant des mouvements de rotation, elle tasse cette matière et la cimente jusqu'à construire un cocon de 25 mm de long, bien lisse à l’intérieur et dans lequel la nymphe se métamorphosera.

Les adultes  aiment le soleil et la chaleur. Aux heures chaudes ils volent rapidement et visitent des fleurs principalement celles de rosiers, sureaux, chardons, ombellifères diverses, ainsi que les arbres blessés exsudant de la sève. 

Chose amusante, lorsque les adultes se sentent menacés, ils soulèvent leur pattes et se laissent tomber, simulant leur mort.

Ce texte m'a été fourni par Hélène, fan des insectes et tiré d'un livre COLEOPTERES , aux éditions GRUND  1990

Sa fonction

Comme tous les saproxylophages, la cétoine dorée a une fonction écologique de recyclage des matières organiques et ne doit donc pas être détruite à l'état de « ver blanc » (confusion possible avec le ver blanc du hanneton) car sa présence dans le compost permet d’accélérer sa maturation. L'abattage des arbres morts est responsable de sa raréfaction.  (Wikipédia)

Attention des lors de ne pas confondre avec le vers du Hanneton. Celui de la cétoine est plus petit, plus translucide

photo Isabelle Diana

Les larves de hannetons sont en haut, plus orangées, plus grosses. Elles creusent des galeries dans le sol pour se nourrir de racines.

En bas les larves de cétoines sont plus petites et plus translucides. les larves se nourrissent de déchets organiques. 




mercredi 5 mai 2021

Cétoine punaise


 Nouvelle découverte aux potagers. Alors que je regardais les fleurs de mes fraisiers, une petite bestiole grisâtre est venue se poser juste sur des fleurs que je regardais. c'est une Cétoine punaise (Valgus hemipterus).

C'est que cette belle veut se montrer car ses couleurs n'attire vraiment pas le regard dans un premier temps.

Grise, brunâtre, avec de petites dégradés voire des petites parties beiges, cette dame car c'est ici une femelle, mesure 6à 10 mm de long, à un corps assez aplati sur le côté ventral et anguleux sur les bords.

Commun en Europe. Ces insectes volent par temps chaud. 

Les œufs sont pondus en mai et début juin dans du bois mort de feuillus tels les saules, peupliers et fruitiers. Et nous avons tous ces arbres autour de nous. C'est aussi pour cela que nous laissons des bords morts dans le potager. Les femelles déposent les œufs en profondeur. Les larves éclosent le plus près possible du bois en décomposition et leur développement va durer un an, à l'issue duquel la nymphose se déroule à la fin de l'été, dans une chambre située au fond d'une galerie creusée à cet effet. L'adulte apparait à l'automne de la même année mais hiverne dans sa loge pour ne sortir qu'au printemps suivant.

C'est la seule espèce du genre Valgus à vivre en Europe. Les autres (aux couleurs vives) vivent en Asie du sud-est.

Infos tirées du livre d'Hélène : COLEOPTERES , aux éditions GRUND  1990

Remarque d'Hélène : "VALGUS  signifie : qui porte les pieds en dehors et HEMIPTERUS  dont les élytres sont raccourcies".

vendredi 29 novembre 2019

Un mariage d'arrière saison



Voyez-vous ce talus pelé ? Quelconque et sans intérêt me diriez-vous ! Sans intérêt, vraiment ?
En cette belle journée de mi-septembre, une animation inattendue règne au raz de la maigre verdure qui couvre cette pente ; de petites abeilles y mènent une danse échevelée.
Une observation plus attentive me fait remarquer une multitude d’orifices parmi les herbes. Les insectes y entrent et en sortent avec rapidité. Visiblement, chaque abeille est propriétaire d’une cavité. Pas d’hésitation, ce sont des abeilles solitaires, comme l’Osmie rousse dont je vous ai déjà entretenu dans un blog précédent. Combien sont-elles dans cette « bourgade » (c’est ainsi que les entomologistes appellent ces concentrations) ? Je l’estime à une bonne centaine.






La particularité de cette abeille est de construire son nid alors que l’automne s’annonce, que les fleurs se font plus rares et que les jours raccourcissent. Un ami très bien documenté m’en donne le nom : « LA COLLÈTE DU LIERRE ». Du Lierre ? Et pourquoi donc ? Réponse : le Lierre a la particularité de fleurir au début de l’automne et cela convient très bien à la Collète. Ensemble, ils forment une association parfaitement synchronisée.




La collète creuse une longue galerie dans le sol d’un talus bien exposé, l’idéal étant un sol mi-sablonneux, mi-argileux, y dépose ses œufs dans des cellules individuelles tapissées d’une fine couche de sa fabrication, genre cellophane. Leur nombre ne dépasse pas 20 logettes. Elle remplit chaque logette d’une bouillie faite de pollen et de nectar de Lierre et, dans une moindre mesure de quelques astéracées. Elle referme hermétiquement le berceau. La larve sera ainsi bien protégée de l’humidité hivernale et pourra se rassasier de la bouillie pendant les 10 mois que dureront son développement. Vous avez bien lu : 10 mois ! Eh oui ! La jeune abeille ne viendra au jour, à l’état d’insecte parfait, que fin juillet. Elle ne vivra que six semaines. Les mâles, nés un peu plus tôt, l’attendent fébrilement à sa première sortie du tunnel, vous devinez pourquoi... La féconder bien évidemment !
Les 6 semaines de sa courte vie seront consacrées au creusement du tunnel, à la ponte et à l’approvisionnement des réserves alimentaires pour ses larves.

 C’est ici que très opportunément intervient le Lierre. En effet, celui-ci a la particularité de fleurir en septembre, de passer l’hiver à développer des fruits qui ne mûriront qu’au printemps. Drôle d’idée de fleurir en automne, développer ses fruits à la saison froide et ne fructifier qu’au printemps ! Un peu de géologie est nécessaire pour comprendre. A l’ère tertiaire (qui prend place de 65 à 2,6 millions d’années avant notre ère) notre continent a dérivé vers le Nord. Un lent refroidissement climatique s’est opéré à partir du Paléocène (au début des 65 millions d’années). Les températures initialement tropicales aboutirent à un climat de plus en plus modéré. La fin de l’ère tertiaire se marque par la première glaciation qui ouvre la porte au début du Quaternaire. Les ancêtres de notre Lierre vivaient dans une sorte de forêt tropicale. Le climat était plutôt chaud et sec. Au fil des millénaires de refroidissement notre Lierre n’a pas changé ses habitudes. Beaucoup de plantes tropicales ont disparu, mais lui a fait de la résistance et s’est obstiné à garder son timing. Il a réussi l’incroyable exploit de traverser les millénaires tout en gardant son mode de vie apparemment aberrant.
La Collète saisira l’opportunité et butinera le nectar et le pollen sur quelques fleurs tardives dont principalement celles du Lierre. Une association d’automne.




Ou, si l’on veut, un mariage d’arrière saison!

Hélène Havaux, Guide-Nature



Je me permets d'ajouter cette photo de Sylvian.
P.





mardi 7 mai 2019

Quand Adèle rythme avec fidèle

Je les attendais avec impatience mais aussi avec un peu de crainte. La crainte de ne pas les voir. Pourquoi? Parce que justement, l’an dernier je ne les ai pas vus.

Et si les petites fées aux longues antennes comme les appellent Hélène, si je ne les voyais pas cette année. Qu’est-ce que cela signifierait ?
Mauvais timing ? Elles ne sont visibles que quelques jours..
Nous avons détruit leur habitat ? Nous n’avons rien changé de ce côté là...
Un élément non identifié les a détruites ou fait fuir....  on nous parle beaucoup de diminution des espèces, sommes nous responsables malgré nos efforts pour faire attention à ne rien chambouler ( de trop). Des questions sans réponse.

Et puis, ce 26 avril 2019, pour une fois qu’il faisait beau, j’ai eu cette bonne idée d’aller faire un tour aux potagers. Et au dessus des groseilliers, virevoltant au soleil une vingtaine d’adèles verdoyantes semblaient se livrer à des danses frénétiques. Il y a de la séduction dans l’air ?

Je suis restée là un bon moment à les regarder. C’est un vrai plaisir. Quelle grâce et quel drôle de petite bestiole avec c’est si longues antennes. Apparemment ce sont les mâles qui s’activent ainsi et les femelles ont de plus petites antennes




lundi 28 janvier 2019

Histoire de pommes

Les déchets des uns font le bonheur des autres, c'est bien connu!


Depuis le mois de décembre 2017, j'ai remarqué en rentrant du travail le mardi soir à vélo, des sacs oranges en quantité non négligeable, déposés au bord de la route chaussée de Wavre à Auderghem.

Intriguée par autant de sacs de déchets compostables j'ai fini par m’arrêter regarder ça d'un peu plus prés. J'avoue qu'au début j'ai eu un peu "honte " de sembler faire les poubelles. Mais bon...

Après une bonne observation de tous ces sacs, il m'apparait que certains contiennent beaucoup de fruits et notamment en cette saison, des pommes. De belles pommes. Des grosses, des petites, des rouges, des vertes, des jaunes.. il y a des poires aussi et bien d'autres choses...

Je décide alors de prendre ce sac qui me semblerait si appétissant si j’étais un merle.

Une bonne pomme picorée!



Le sac est embarqué sur mon vélo, mais il est bien lourd, je rentre donc prudemment. A l'arrivée, j'ouvre le sac pour une autopsie plus minutieuse de ce ventre dodu rempli de fruits. Certains sont quand même vraiment bien à leur place dans un sac pour le compostage tant leur état est avancé. Mais une bonne partie est parfaitement à point pour de petits becs qui adorent les fruits bien mûrs. Et voilà la preuve.






Une fois le tri fini, les pommes aptes à être joyeusement mangées ont été déposées sur le tas de bois aux potagers.

Apparemment cela à fait plaisir à certains.


ÉtourneauxMerle noir mâle


MerletteMerle noir mâle



Depuis, je me fais un malin plaisir a ramasser 1 voire 2 sacs de fruits pour mettre régulièrement des pommes au jardin.








dimanche 17 juin 2018

Volucelle transparente

En voilà un joli nom pour cette belle sauvée des eaux. C’est que Volucelle transparente à une histoire dans nos potagers.

Déjà, perso, c’est la première fois que je la ici, je l’ai pourtant déjà vue en France dans les Hautes-Alpes.  Mais aujourd’hui elle l’a échappé belle.

J’allais vers la cabane, rêveuse, et jetant un coup d’œil rapide à la mare au cas où une tête de grenouille serait visible (mais non) mais je vis l’eau frémir. Je me suis donc approchée, curieuse. Et là, je découvris une bien belle syrphidae  agitant en vain ces petites pattes dans l’eau. Impossible pour moi de la laisser s’epuiser ainsi. Aussi, je l’ai sortie de l’eau et déposée sur une feuille d’iris jaune.
Et la voilà. Par contre, je vous conseille l’article sur elle via ce lien, le passage sur sa reproduction est assez étonnant.
Volucelle transparente 
Plus tard dans la journée, je suis repassée par là et cette fois c’est une guépe que j’ai sortie.

vendredi 15 juin 2018

Découpure et méticuleuse

Quels drôles de noms ! pourquoi pas libellule ou papillon. Vous n'avez pas compris, donc je recommence.

Découpure et Méticuleuse sont mes deux dernières rencontres aux potagers et ce ne sont pas des libellules mais bien des papillons.  C'est toujours une grande surprise que de faire ces découvertes.

Alors, Découpure qui es-tu ? 
Je m'appelle Découpure - Scoliopteryx libatrix, je suis une belle noctuelle, j'affectionne les bois humides, les jardins et les parcs et j'adore les saules et les peupliers. Je butine les fleurs de lierre, de mûresainsi que les chatons des saules lorsqu'il émerge au printemps.
Je préfère la nuit, le jour, je me cache au dessous d'une feuille. Aujourd'hui c'est caché sous une feuille de fraisier que j'ai été surprise, aussi je me suis vite envolée pour aller me réfugier à l'ombre d'une feuille du laurier cerise. Bizarrement même si c'est la première fois que je suis vue aux potagers, mon statut est commun, je ne suis donc pas rare. Je vole de juillet à novembre, puis après l'hibernation de mars à juin.

Je revêts une belle tenue brune avec une bande transversale orangée, saupoudrée de poudre d'or et 4 points blancs.
Découpure
Découpure. Ses ailes frémissent

Et voici Méticuleuse appelée aussi Craintive - Phlogophora meticulosa. C'est aussi une noctuelle.

Elle aussi se rencontre dans les parcs, jardins, friche, elle n'ai pas lié à un milieu car elle est polyphage. Elle se déplace surtout la nuit et se cache le jour.
Lorsqu'elle replie ses ailes complétement elle ressemble à une feuille toute racornie. son dessin est particulier, elle est facilement reconnaissable. Elle vole de mai à octobre en 2 générations, les chenilles hibernent.
Certains sujets migrent vers le nord chaque année ce qui renforce les effectifs des populations septentrionales.
Méticuleuse
Et comme chaque année, la pyrale de la menthe butine et se promène tranquille notamment sur l'origan.
Pyrale de la menthe













dimanche 3 juin 2018

Chrysomèle du romarin

Avez-vous remarqué cet été ce magnifique petit insecte aux élytres brillantes vertes à bandes pourpres et aux reflets métalliques et qui se promenait sur nos romarins? On peut aussi le voir sur les lavandes, thyms, sauges..



La chrysomèle peut être un insecte ravageur s'il est en nombre. Elle apparait au printemps et commence a grignoter. L'été son activité s'arrête et reprend fin aout pour la période d'accouplement.  Les œufs sont déposés sous les feuilles et se transforment en larves phytophages. Après 4 semaines, elles se laissent tombées au sol pour s'enterrer et se nymphoser. Elles deviennent adultes au printemps suivant. Il n'y a qu'une génération par an.  (plus d'infos)
Via ce lien vous pouvez voir à quoi ressemble les pontes et les larves

Prévention:
Si elles deviennent trop nombreuses on peut ramasser les adultes avant la ponte pour les déplacer par exemple.

Et puis on peut surtout faire attention à ne pas détruire les prédateurs.

Bon ok, c'est pas simple car certains sites signalent qu'elle n'a pas de vrais prédateurs et qu'elle peut donc se prélasser toute la journée sur sa plante sans danger. 

Alors essayons de favoriser les éventuels quelques auxiliaires pour nous aider à les surveiller. 
- Les guêpes polistes s'attaquent aux larves (guêpes à longues pattes).
- j'ai lu aussi ; les mésanges à longues queues ! vrai ou faux ?







samedi 9 septembre 2017

Beauté fatale asiatique


Pyrale du buis
Cet été, partout à Bruxelles, je l’ai observé : un superbe papillon, pas bien grand – 4,5 cm – mais vêtu avec une sobre élégance. Une robe d’un blanc nacré lumineux, bordée d’une délicate frange brune.
Virevoltant le soir au-dessus des parterres, comme ivre de vivre. Surtout aux alentours des bordures de buis, des topiaires et buis taillés en boule : 

LA PYRALE DU BUIS !




Les chenilles


Aux environs du 20 août, à la nuit tombée, elles furent quatre à venir se griller les ailes au-dessus de mon lampadaire.

Le 10 août, j’en ai prélevé deux en plein festin sur un petit buis dont le feuillage tout déplumé faisait peine à voir. Normal, c’est leur nourriture exclusive. Placées dans un terrarium, elles  ont rapidement arrêté leur croissance et se sont transformées en nymphes, entourées d’un léger duvet de soie blanche.

Nymphes

Le 28 août, à mon grand étonnement, les papillons parfaits, appelés imagos, avaient déjà crevé l’enveloppe de la nymphe. Ils étaient prêts à engendrer une dernière génération qui passera l’hiver, sous forme de chrysalides blotties au sein d’un buis pour éclore au mois de mars. (3 ou même 4 générations par an)

L’invasion de cette espèce venue d’Asie est fulgurante. Les moyens de lutte sont variés mais pas très efficaces. Faudra-t-il se résigner à remplacer nos buis amoureusement taillés par une autre espèce, le Lonicera nitida par exemple ?



Jardin coeur

 Pour clore cette chronique, voici la photo du magnifique « Jardin de Cœur » créé par René Pechère dans la propriété Art Déco Van Buuren. J’y ai rencontré la Pyrale. Les cœurs de buis ont été pulvérisés mais résisteront-ils à cette beauté fatale asiatique ?

Musée Alice et David Van Buuren 
 avenue Léo Errera, 41    1180 Uccle

C’est une visite que je vous recommande vivement. Les jardins sont un enchantement. 

Hélène Havaux - Guide nature

dimanche 3 septembre 2017

Les ailés de l'été

Tout au long de l'été des insectes volants sont passés dans nos potagers.

Les papillons

Comme chaque année, nous avons vu régulièrement:
- le tircis
- le paon du jour
- le vulcain
- la piéride du chou
- la piéride de la menthe

et puis, les petits nouveaux, en tout cas je ne les avais encore jamais vus personnellement
- le robert le diable


Robert le diable

- la pyrale du buis, la terrible pyrale du buis

Pyrale du buis - photo Hélène

Les hiboux 

Un des papillons nocturnes les plus communs. C'est le plus grand des espèces du genre Noctua. L'aile antérieure varie du brun clair avec des dessins foncés à brun foncé uniforme, les mâles ayant en moyenne les ailes plus soutenues. Le hibou peut s'envoler instantanément, dévoilant brusquement ses ailes postérieures jaune-orangé bordées de noir qui effraient les prédateurs.
Il se rencontre partout car la chenille consomme toutes sortes de plantes, notamment dans les jardins. Il vole de juin à septembre.
Dans les potagers, c'est sous une planche en bois appuyée contre les cyprès que je les ai démasqués.

Les lestes verts

Ils sont de retour, fidèles, je les ai décrits déjà le 30 aout 2015. Ils sont là déjà depuis au moins 10 jours car je les avais vus en rentrant de vacances et en passant vite au jardin pour en savoir plus, cliquer sur le titre.

 Abeilles et bourdons

Présents 

 

samedi 24 décembre 2016

Cadeaux

24 décembre ! belle date pour aller au jardin. Temps assez doux, venteux, légèrement gris mais sec. Je pense que je vais m'attaquer au compost, le passer au tamis ....

Belle intention en cette fin d'année, mais c'était sans prendre en compte "mes empêcheurs de travailler". A peine arrivée, je perçois une certaine agitation, beaucoup de cris d'oiseaux, de vols en tous sens..

Finalement je décide de prendre la chaise et de m'installer à côté du compost pour voir un peu qui est là.

D'abord, les merles qui picorent un peu partout, un troglodyte mignon qui pousse des cris d'alarme plus loin dans les haies.

Des pies jacassent, des corneilles croassent, comme d'habitude.. et les mésanges zinzinulent, poussent leurs cris de contact mais dans le tas, il y en a un qui est différent, ce n'est pas celui des mésanges bleues ni des charbonnières..

Installée sur mon siège - un peu humide d'ailleurs - j'attends. Je vois quelques mésanges à longue queue dans le merisier du parc, je continue de guetter la mangeoire de la cabane.

C'est un défilé,


le rouge-gorge, 

les mésanges bleues  arrivent, prennent une graine ou s'acharnent sur la boule de graisse.




 Les Pinsons des arbres sont là aussi, dans les arbres, encore des mésanges charbonnières et puis soudain,





voilà l'intruse qui montre son nez ou plutôt sa huppe.


Sylvian me l'avait dit, il avait vu et entendu des mésanges huppées aux Venelles récemment, voilà je confirme, elles sont dans l’épicéa (entre autre) et connaissent la mangeoire.

C'est la première fois que j'en voie au jardin et même aux Venelles.



Super, puis soudain, comme ils sont tous arrivés, ils sont tous repartis un peu plus loin. J'ai attendu encore un peu, mais le froid m'a chassé.

En levant le camp,  j'ai jeté un dernier coup d’œil à la mangeoire et là, nouvelle surprise.
Un écureuil buvait dans la gouttière.

Ni une ni deux, je me cache, ressors l'appareil photo et commence à guetter. Je me dis que de la gouttière il ira surement jusque dans le merisier en passant par les noisetiers. Je l'ai déjà vu faire, notamment un jour de printemps ou il était poursuivi par deux pies qui le sommaient de quitter leur lieu de nidification. J'ai donc guetté le merisier et là, juste du plaisir.. Il est arrivé tranquillement, nous avons eu un long moment yeux dans les yeux. Il était a quelques mètres de moi, sans aucune crainte, calme.








Vraiment un Joyeux Noël 😊

samedi 24 septembre 2016

Double rencontre

Grand ciel bleu aujourd'hui sur Bruxelles, mieux vaut être au jardin surtout qu'il fait une douceur bien agréable.

Alors que je flânais tranquillement vers les bacs à compostage, mon attention est soudain attirée vers une feuille de groseillier, légèrement  baignée de soleil et chevauchée par une étrange petite bestiole.

Un long nez.. c'est surtout ce long nez qui m'a intrigué.. Heureusement j’ai l'appareil photo, hop dans la boite et voilà la bête.

Panorpe commune (Panorpa communis)

Aussi appelé aussi "Mouche scorpion"  elle se reconnait à sa tête et son très long nez.

La tête très busquée vers le bas et terminée par un long et solide rostre, appareil buccal broyeur.  

Elle est appelée Mouche scorpion car l'abdomen du mâle est souvent recourbé en avant à la manière des scorpions. 

Cet insecte très commun est cependant totalement inoffensif.



Elle se nourrit surtout de cadavres de petits animaux et de fruits, de miellat de pucerons. 

On l'a trouve plutôt dans les taillis, forêts humides, parcs et jardins. La Mouche scorpion a une préférence pour les lieux humides et ombragés.

La Panorpe vole du mois de mai jusque fin septembre. Elle pond ses œufs à terre, ses larves foncées ressemblent à de petites chenilles.

Et puis voici la suite de cette histoire. Alors que j'étais assise sur la chaise a vérifier les photos de la panorpe, une fouine est passée sur le chemin en allant vers la cabane. Elle était poursuivie par 2 pies très bavardes qui semblaient vraiment lui dire : "dégage de notre territoire".  La fouine ne s'est pas faite priée et a disparu derrière la cabane en direction de la maison Parmentier.

Mais au fait, fouine ou martre?