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dimanche 4 avril 2021

Ils s'aiment

Vous ne le savez peut-être pas encore, mais certains légumes ont des affinités et se protègent mutuellement. Partant de là, les associer au potager apporte des avantages non négligeable. En effet, puisqu'ils se protègent, ils auront moins de maladies, moins de ravageurs et nous n'auront pas à utiliser de produits de traitement ou pire, besoin de les arracher.

J'ai trouvé un site passionnant "Permaculture et potager" dont je vous livre un morceau. Mais si le sujet vous intéresse allez tout lire sur le site on apprend et on comprend beaucoup de choses. D'ailleurs merci à son auteur.
 "Certaines plantes forment des perturbations olfactives, des barrières physiques ou des repoussoirs qui protègent d’autres plantes de leurs nuisibles/maladies. A l’inverse, on peut utiliser des cultures comme appâts pour centraliser les nuisibles. Des cultures forment de véritables hôtels 4 étoiles pour certains prédateurs d’insectes nuisibles. Enfin, certaines plantes diffusent des substances par leurs racines, ou leurs parties aériennes, qui ont des propriétés sanitaires et évitent la propagation de maladies. Quel que soit la méthode, on constate que la diversité des espèces sur un espace réduit considérablement les nuisibles et les maladies."

Alors qui protège qui ?
  • L'exemple le plus connu : carottes-oignons, qui permet d'éloigner et la mouche de l'oignon et la mouche de la carotte.
  • Les choux avec les tomates, les haricots, les épinards, les bettes, les pois, les poireaux, les betteraves.
  • Le maïs avec les tomates, les radis, les asperges.
  • Les récoltes de radis sont particulièrement bonnes lorsque ceux-ci sont associés aux carottes, au céleri, aux bettes et au persil.

Les plantes aromatiques, les fleurs et les légumes : un trio parfait

  • La camomille est intéressante comme plantation intermédiaire notamment entre les oignons, pour éloigner les insectes nuisibles.
  • Le raifort, cultivé pour sa longue longue racine à la racine piquante, est utile pour la bonne santé des pommes de terre. Pour un résultat optimal, plantez 3 plants de raifort à chaque coin du carré de pommes de terre.
  • Le romarin installé à proximité des lignes de carottes est un répulsif efficace contre la redoutable mouche de la carotte.
  • La sarriette insérée dans les lignes de haricots éloigne de nombreux insectes ravageurs.
  • La sauge officinale et la mélisse, plantes compagnes de choux, éloigne la piéride (papillon blanc dont les chenilles dévorent les choux notamment), la menthe à ce même effet mais attention car elle est envahissante.
  • Le thym se trouve bien avec les fraisiers.
  • Le persil germe mieux lorsqu'il est planté entre les pieds de tomates.
  • Les tagètes sont très utiles. Leurs racines secrètent des substances répulsives  voire toxiques pour diverses espèces de nématodes responsable de la pourriture des racines ou de déformations de feuilles et tiges.
  • La bourrache tellement utile. Planté parmi les fraisiers, elle va "aider" à la croissance des fruits, en bordure des lignes de haricots, elle va non seulement les protéger de certaines maladies cryptogamiques mais aussi accroitre le rendement. C'est également une extraordinaire plante mellifère, elles attirent les abeilles en grand nombre qui n'hésiteront pas à butiner aussi vos haricots.
  • Les soucis se sèment en rang entre les légumes de la famille des Brassicacées (tous les choux, les radis, le navet, la moutarde, le raifort, la roquette ) pour limiter les attaques de piéride ou de noctuelle du chou. Les ravageurs sont attirés par l’odeur des légumes. Si vous cultivez des fleurs de même hauteur à proximité, les insectes éprouveront des difficultés à se poser sur leurs victimes.


  • La capucine, semez les capucines en bordure du potager ou encore au pied des plantes les plus sensibles aux attaques de pucerons comme les rosiers.
j'ai trouvé ces informations dans un livre que j'aime beaucoup: "4 saisons sans pesticides" - Réalisme ou utopie ?   de Marc Knaepen  aux éditions Notre Jardin.


mercredi 5 octobre 2016

La passiflore bleue - Passiflora caerulea

Aujourd’hui, je franchis les limites du jardin potager et vous mène dans le dédale des Venelles.

Au pied d’un mur aveugle de son appartement, Anne a planté une passiflore. Cette année elle est exubérante. Les fleurs se sont épanouies tout l’été et actuellement les fruits apparaissent. C’est la merveille des merveilles ! Comment l’évolution a-t-elle pu produire une beauté aussi sophistiquée ?
Si vous localisez cette plante grimpante (petit jeu de piste) examinez une fleur (en la laissant sur la plante, merci pour elle).
C’est une fleur très complexe. Détaillons-en toutes les couches :
  1. 3 grosses bractées vert pâle

  2. 5 sépales en forme de pétales
  3. 5 pétales blanchâtres ;
Particularité : pétales et sépales semblent former une unique couronne. Rien qu’un petit détail ne les distinguent : Les sépales se terminent par une petite pointe vert foncé.
  1. Une couronne de cils tricolores, disposées sur 2 niveaux
  2. Suivent 1 ou 2 cercles de filaments courts avec nectaires (glandes à nectar) à la base.
  3. Au centre, une colonne de 8 à 10 mm de hauteur portant l’androcée (organe mâle) et le gynécée (organe femelle).
Ceux-ci sont composés de :
  • 5 étamines vert clair à anthères jaunes tournées vers le bas
  • 3 styles pourpres au sommet de l’ovaire verdâtre, unis à leur base et terminés par les stigmates en forme de rein.
OUFTI ! Quelle splendide architecture !

Septembre … Alors que les fleurs se font plus rares, les fruits apparaissent, en cet automne exceptionnellement chaud. D’abord verts, virant ensuite à un orange lumineux, leur peau est satinée, comme la peau d’un bébé. La pulpe sous jacente est, comment dire … de la consistance d’un marshmallow. C’est tellement doux qu’on a l’envie de la caresser au creux de la main.

Je finis par fendre le fruit en deux pour y découvrir des graines d’un rouge profond.























 

Enfin, il est passionnant d’étudier la solution que la Passiflore a adoptée pour s’accrocher à un support : les jeunes vrilles s’étirent en ligne droite jusqu’à ce qu’elles atteignent un support quelconque. L’extrémité s’enroule très rapidement à celui-ci. Une force de torsion s’exerce alors au milieu de la vrille (voir « ICI »), ce qui a pour effet de l’enrouler comme un ressort à boudins dont les spires s’inversent au milieu du parcours.
Il existe de nombreuses espèces de passiflores dont une vous est certainement connue : la Passiflore pourpre (Passiflora edulis, littéralement : la Passiflore bonne à manger). C’est ce fruit violet foncé vendu au rayon des fruits exotiques et que l’on déguste à la petite cuillère. 

Originaire de l’Amérique tropicale et subtropicale, elle est connue sous le nom de maracudja. Son jus aromatique sert à faire une délectable boisson rafraîchissante.


Ah ! J’allais oublier … Qu’est-ce que la passion du Christ vient faire ici ? Les missionnaires espagnols  se servaient, dit-on, pour représenter la Passion du Christ auprès des indigènes des différentes parties de cette fleur : les vrilles, la couronne de cils, les 5 étamines, les 3 pistils étaient comparés aux instruments de la Passion : Le fouet, la couronne d’épines, les cinq plaies, les trois clous.


 Excellents pédagogues, ces Jésuites !

Hélène Havaux - Guide nature


Merci Hélène pour avoir attiré notre attention sur cette beauté de la nature. Je me permets juste d'ajouter que je l'avais aussi observée, mais j'avais été plus intriguée par l'interaction entre les abeilles et la complexité de cette fleur. J'ai essayé de le rendre en image mais cela n'a pas été facile. On voit cependant que la trompe de l'abeille trouve bien ce qu'elle cherche.




Pascale








vendredi 27 mai 2016

A nos chères limaces et chers escargots


Avis aux gastéropodes

Vous avez  beau faire parti de notre écosystème, vous nous posez quand même quelques problèmes.
Vous avez le don de nous exacerber, ce qui fini par déclencher en nous une envie irrésistible de vous nuire, vous détruire, vous envoyer loin, très loin de nos salades, courgettes, haricots et les autres..

Alors j'ai décidé de regrouper tous les moyens que je trouve pour essayer de vous éloigner, histoire que nous ayons une petite chance de manger une de nos salades. Pour cela je fais également appel à tous les jardiniers (du potager des Venelles), pour que nous agissions ensemble et dans le même sens.

Toutefois, je ne cherche pas à faire de nous des tueurs sans merci.

Vous avez un rôle à jouer aussi. Vous faites partis de la chaine alimentaire et vous jouez un rôle important dans la nature : vous êtes de véritables recycleurs.
En plus de nos légumes, vous mangez quantités de feuilles en décomposition (y compris les feuilles malades) et vous les transformez en humus. Vous êtes utiles au compost.
Et puis vous êtes aussi au menu, ne serait-ce que des hérissons, certains oiseaux et des insectes.

Alors gare à vous, nous voilà...

Notre lutte première sera de vous repousser par tous les moyens naturels possible.

Favoriser les prédateurs

Les hérissons : grands consommateurs de mollusques
Les grenouilles et crapauds : nous les avons grâce aux 2 petites mares,
Les oiseaux : le merle, la grive, le rouge-gorge, l'accenteur...
Les insectes : nous en avons une partie, essayons d'en adopter d'autres, comme :

 
Le staphylin
  Le staphylin
Comment l'attirer ?
Évitez l'emploi des produits phytosanitaires chimiques qui détruisent le fragile écosystème du jardin.
Placez des tuiles, de grosses pierres plates, une planche ou quelques tas de feuilles mortes dans des lieux protégés du jardin, il pourra ainsi y trouver refuge.



Le carabe
Les carabes 
Ils mangent escargots et limaces
Comment l'attirer ?
Dans les herbes sauvages, dans les bandes enherbées qui traînent sous une haie, c'est vraiment là qu'on est bien quand on est un carabe heureux. Et s'il y a une vieille souche de bois, des pierres pour se cacher là c'est la joie. Planter de la phacélie, qui attire les carabes.



A ÉVITER
Attention aux canettes vides, aux pièges à limaces avec de la bière, pièges mortels pour de nombreux insectes utiles.

Autres trucs et astuces 

Des études menées par le département américain de l’agriculture ont montré que le café permet de faire fuir et de tuer efficacement les escargots et les limaces. Vous pouvez vous en servir de deux façons différentes : Vous pouvez mettre du café froid dans un vaporisateur et vous en servir pour vaporiser les plantes, les feuilles, le sol et même les escargots directement. Autrement, vous pouvez saupoudrer du marc de café autour des tiges des plantes que vous voulez protéger des escargots. Cette opération aidera aussi à enrichir le sol.
C'est gratuit et en plus très écologique.

Utilisez de la terre de diatomée. La terre de diatomée est une très bonne solution si vous voulez vous débarrasser de vos escargots. Assurez-vous seulement d’acheter la version non toxique adaptée au contact alimentaire.
  • La terre de diatomée est un type de roche moulue en poudre, fabriquée à partir des fossiles de petits organismes marins. Elle possède des bords très fins et tranchants qui abîment le corps mou des escargots.
  • La terre de diatomée peut être saupoudrée sur le sol autour de vos plantes et de vos parterres de fleurs. Cependant, elle devient moins efficace lorsqu’elle est humide, il vous faudra alors en saupoudrer une nouvelle couche après avoir arrosé vos plantes ou après la pluie.
Changez vos habitudes d’arrosage. Les escargots préfèrent la terre humide, il leur est aussi plus facile de s’y déplacer et ils peuvent bouger plus rapidement.
  • Simplement en arrosant votre jardin le matin, au lieu d’en fin d’après-midi ou en début de soirée, vous vous assurerez que le sol est un peu sec avant que la nuit ne tombe.
  • Cela rendra le déplacement des escargots plus difficiles et pourrait même réduire leur présence de 80 %
Retournez fréquemment le sol. Il est de bon ton de retourner fréquemment la terre autour de vos plantes et de vos parterres de fleurs en vous servant d’un râteau ou d’une binette, car cela tuera les œufs d’escargots qui se trouvent dans le sol. Cela peut vous aider à faire baisser de beaucoup la population d’escargots.


Il existe différentes manières écologiques de tenir éloignées les limaces et les escargots en utilisant le fait qu'ils n'apprécient pas de ramper sur des surfaces rugueuses :
  • La cendre de bois
  • La sciure de bois
  • Les coquilles d’œufs en miettes
  • un disque de ponceuse
Faites pousser des plantes qui font fuir les escargots. Certaines fleurs, plantes et herbes ont des propriétés supposées qui repoussent les escargots, donc vous pourriez en planter dans votre jardin. Ceci inclut des fleurs comme les freesias, les hémérocalles, les azalées, les digitales, les tanaisies et les hibiscus et des plantes comme la menthe, le romarin, le fenouil, le persil et le basilic.

Autres plantes répulsives, comme l’ail, le géranium, l’oignon… créeront une barrière protectrice naturelle.

Et encore d'autres répulsifs naturels
Les limaces détestent la moutarde, le persil,  le trèfle, cerfeuil, capucine,  bégonias.  Profitez de ces plantes pour encercler vos plantes sensibles. Faites macérer une à deux heures les feuilles dans 10 litres d’eau et arrosez vos plantes avec cette solution.

La plante Consoude est un bon répulsif avant l’été.

Encore des idées à essayer


Mettre des branches de conifères (ou simplement beaucoup d'épines) pour éloigner les limaces

Retourner le reste d'un demi pamplemousse (vidé de sa chair ) à proximité de la plante a protéger et les indésirables viendront s'y grouper. Il n'y a plus qu'a ramasser et s'en débarrasser!

Déposez des planches de bois ou des pots de fleurs retournés pour récupérer les limaces qui iront s'y abriter pour passer la journée.

Épandre de la paillette de lin au pied des plantes sensibles, c'est efficace et en plus écologique. Vous pouvez aussi utiliser d'autres sortes de pailles et même du foin pour lapins (en ville c'est plus facile à trouver).

Les poils : si vous peignez vos chats et chiens, gardez précieusement leurs poils pour les répandre autour de vos plantes. Les limaces détestent ça.

Laisser des feuilles mortes, des tas de bois, des pierres plates ou des planches dans le jardin et n’y touchez plus. Ces abris sont des lieux idéaux pour les Carabes ou les Staphylins qui sont des insectes coléoptères prédateurs de ... mollusques, entre autres. Ils viendront la nuit vous supprimer gratuitement vos indésirables !

Reste aussi bouteilles plastiques coupées (5 litres c'est plus grand) qui serviront de cloches au moins le temps du démarrage des plants.

Il y a aussi les collerettes anti-limaces qui sont efficaces mais les stocks dans les points de ventes semblent épuisés...

Voilà, vous voyez nous sommes pas sans moyen, reste plus qu'à les mettre en place au lieu inonder de granulés...

dimanche 17 avril 2016

C'est le printemps

 Le jardin se réveille, les fleurs qui apparaissent tour à tour nous le montre bien.





Ca vole aussi. 
Un bourdon terrestre et des osmies s'activent dans l'hôtel à insectes.






samedi 19 mars 2016

Pissenlit - Dent de lion

On râle souvent en le voyant au jardin, on l'arrache,  on l'accuse de se rependre partout trop vite si on n'y prend pas garde..

Peut-être devrions-nous le regarder d'un peu plus près pour mieux l'apprivoiser car il finalement, il ne nous veut que du bien. 

Voici un petit article que j'ai trouvé sur e-santé.fr, à vous de voir.
Personnellement, je les adore en salade.

Le pissenlit au menu : que du bon !

Au printemps et au début de l’été, le pissenlit peut se consommer un peu comme les épinards. Blanchi très rapidement à l’eau, poêlé ou en soupe d’une manière générale, et en salade pour les feuilles les plus tendres. C’est sous cette forme qu’il est peut-être le mieux connu ; l’amertume des feuilles se marie à merveille avec quelques lardons grillés.
Sous toutes ces formes, le pissenlit a beaucoup d’atouts à nous offrir.
Il est particulièrement riche vitamines B, C, D et K, en antioxydants et en de nombreux minéraux et vitamines :
  • Fer
  • Calcium
  • Cuivre
  • Silice
  • Manganèse
  • Potassium
Il offre aussi de grandes quantités d’inuline, une fibre végétale qui favorise la bonne santé de la flore intestinale.

Lire la suite...

Le pissenlit peut-être utilisé de différentes façons. Une de mes préférée et en salade dont je vous livre la recette telle que nous la préparons en montagne.


La salade de mouraillous (mot du sud de la France)
Ramasser les plus jeunes pour que les feuilles ne soient pas trop dures ni trop amer. Bien les laver, les éplucher, couper juste à ras de la racine.
Faire revenir des lardons et des oignons ou échalotes, les égoutter.
Faire cuire des œufs durs
Faire griller du pain et le frotter d'ail.
Dans un saladier faire une vinaigrette relevé, ajouter les pissenlits, les œufs coupés en 4, les croûtons et les lardons. Mélangez, dégustez.

On peut aussi y ajouter des noix, des morceaux de pommes.




Certains font aussi de la gelée de pissenlit



D'autres préfèrent le vin de pissenlit.

Et pour le jardin alors !
Il nous nourrit, il nous soigne mais en plus il est utile dans notre jardin.
Il enrichit la terre et stimule la végétation...

En purin
1.50 kg de pissenlits entiers dans 10 litres d'eau.
Attention la fermentation est rapide, il faut le filtrer à temps.
Utilisez le purin pur, en arrosage, pour enrichir une terre pauvre ou une plate-bande destinée à recevoir des plantes gourmandes.
Diluez 2 litres de purin pour 10 litres d'eau et arrosez aux pieds des plantes

mercredi 17 juin 2015

Ces bonnes « mauvaises herbes » de nos jardins

En ce début du mois de juin, la vedette, c’est elle : La grande camomille !



Il y a quelques années, la grande camomille (Tanacetum parthenium, variété double) s’est invitée dans mon jardinet. Elle a pris ses aises et s’est installée entre salades et haricots. Toute fluette d’abord, elle a grandi puis ses bourgeons floraux sont apparus au début du mois de juin. Elle a déployé ses délicates inflorescences et j’en ai été ravie. 
 
Pour le plaisir de l’œil d’abord car sa période de floraison est longue. Pendant des semaines ses hampes fleuries au feuillage léger d’environ 70 cm de hauteur égaieront mon jardin potager sans l’assombrir. Et surtout, je la remercie pour l’abondante récolte que je fais de ses fleurs aux vertus médicinales.

Tout comme la Camomille romaine , Chamemelum nobile (L.), d’un genre proche, que l’on trouve chez les herboristes, elle procure de semblables bienfaits :
  • Un tampon d’ouate imbibé dans une infusion de quelques fleurs calme les paupières fatiguées ou irritées.
  • Rien de tel qu’une infusion bien chaude d’une dizaine de fleurs pour apaiser un estomac barbouillé.
  • Elle soulage la migraine.
Dès que les fleurs sont épanouies, je pars à la cueillette en début de matinée. Un petit coup de ciseaux au ras de la tige, de-ci, de-là pour ne pas nuire à l’effet décoratif. De retour à la maison, je pose une étamine sur une claie et étale ma récolte bien à l’aise par dessus. Le séchage se fera à l’ombre, dans un endroit bien aéré. Une fois bien sèches – c’est important - je les mets dans un bocal que je visse et entrepose à l’abri de la lumière. Les petites fleurs sont prêtes à soulager efficacement les bobos.

Au jardin potager, quand je fais du ménage entre les lignes de légumes, je tombe souvent sur de petites pousses de mon amie la grande Camomille. Je place les plantules dans des petits pots où elles grandiront à l’abri sur la terrasse. Au printemps suivant, la pouponnière se dispersera, certaines seront repiquées dans mon jardin, les autres iront coloniser des jardins amis. C’est un petit cadeau qui fait toujours plaisir !

Hélène


mercredi 10 juin 2015

Les bonnes "mauvaises herbes"


Elles poussent spontanément et semblent plus vigoureuses que ces légumes auxquels nous devons apporter tant de soins. Les espèces présentées ici sont parfaitement comestibles (à l’exception du mouron rouge !). Apprenons à les reconnaître et introduisons-les dans nos salades.

Aux Venelles, la plus fréquente de ces "mauvaises herbes" est la Cardamine. Dès le début du printemps et tout au long de l’année, elle nous offre ses petites rosettes dont nous pouvons agrémenter les salades. Elle appartient à la famille du cresson dont elle a le goût piquant.
Elle est très riche en vitamines A et D.
Ces photos ont été prises dans nos jardins.




Servir en mélange avec de la salade pommée ou toute autre salade.

 
La Stellaire, que l’on appelle couramment le mouron des oiseaux est une petite plante bien modeste qui a un goût délicieux proche de celui de la betterave rouge. Il faut apprendre à la reconnaître car on pourrait la confondre avec le Mouron rouge qui est toxique.



La stellaire :
Petite et rampante.
Les fleurs sont blanches
Les feuilles sont d’un vert uni.
La tige est ronde parcourue, d’un point d’attachement des feuilles à un autre par une ligne unique de poils blanchâtres bien visibles.


Et enfin, le pissenlit, qu’il ne faut plus présenter mais qu’on croit bien à tord tout juste bon pour les lapins. 
 
C’est au mois de mars qu’il est le meilleur.
Récoltez-le dans un endroit qui n’est pas fréquenté par les chiens.


Recette
Bien nettoyées, vous mettez les rosettes dans un plat. Vous faites rissoler des lardons que vous versez sur les pissenlits. Vous déglacez la poêle avec un jet de vinaigre de vin et vous en arrosez la salade. Le vinaigre chaud atténue l’amertume du pissenlit. Un peu d’huile et de poivre par-dessus et... bon appétit !